Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 21:14

 

Depuis la rentrée de septembre 2011, 23 092 demi-journées ont déjà été signalées par les parents d’élèves comme autant d’heures de cours perdues car non remplacées.

 

Comme de nombreux remplaçants ont été affectés à l’année dès la rentrée, les problèmes de remplacement se sont multipliés dès la semaine qui a suivi la rentrée.


En tête du triste classement dressé par les parents, l’académie de Lyon remporte la palme, suivie de près par les académies de Toulouse, de Paris, de Créteil, d’Aix-Marseille et de Versailles !

Les disciplines les plus touchées sont le français, les mathématiques et les langues vivantes (principalement l’anglais).
Dans les Pays-de-Loire, 4 disciplines ne peuvent d’ores et déjà plus trouver de remplaçants.

Dans le Tarn, l’Inspecteur d’académie instaure un délai de carence de 48 heures avant de remplacer les enseignants du 1er degré.

A Paris, on fait appel aux recalés du concours de recrutement pour assurer les remplacements en primaire : démonstration est faite du terrible échec de la politique visant à supprimer en masse les postes de remplaçants.

 

A la rentrée 2011, les élèves du 1er degré doivent compter avec 6000 remplaçants en moins, ainsi, au minimum 75000 enfants entre 3 et 10 ans de plus que l’an passé risquent de ne pas avoir d’enseignant en face d’eux en arrivant à l’école le matin.

 

Le gouvernement estime sans doute pourtant qu’il y a encore trop de remplaçants puisqu’il prévoit de supprimer encore 1077 postes de remplaçants au budget 2012 de l’Education nationale.

 

Les parents d’élèves exigent toute la transparence sur les besoins réels en matière de remplacement et sur les dispositions prises par le ministère pour les assurer.


La FCPE appelle les députés et les sénateurs à se saisir de cette question de transparence, à refuser les suppressions des postes de remplaçants au budget 2012 et faire rétablir ceux déjà supprimés.

 

La FCPE appelle à la mobilisation des parents pour qu’ils continuent à signaler les non remplacements sur « ouyapacours » ; elle appelle à défendre le remplacement des enseignants dès le premier jour par des enseignants formés.

Par Secrétaire Fcpe Centre/Casanova
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 21:30

 

Ambitions FCPE
Des couleurs pour l’Ecole

 

Le document « Ambitions FCPE » a été élaboré de manière collective. Il est le fruit du travail d’ateliers d’écriture organisés au cours de l’année scolaire 2008-2009. Ces ateliers ont bénéficié de la participation active de nombreux militants de la FCPE aussi bien au niveau national, que départemental et local, avec des va-et-vient successifs. Une égale importance a été accordée à toutes les contributions, qu’elles émanent de conseils locaux ou bien d’ateliers composés d’administrateurs départementaux ou nationaux. L’objectif assigné à ces ateliers, était de rechercher des formulations qui fassent consensus, des convergences fortes au sein de notre Fédération et capables de traduire nos ambitions pour l’Ecole de la République. Cette démarche de co-construction pas à pas excluait donc les contributions individuelles. Ce texte est le résultat d’une centaine de séances d’écriture collective qui ont réuni plus de 600 participations de militants. Il proclame les ambitions collectives de la FCPE.
Dans le texte, l’usage du présent ne décrit généralement pas tant l’Ecole (au sens de l’Education nationale) telle qu’elle est aujourd’hui, mais telle qu’elle est souhaitée par la FCPE.


I. L’enfant, l’Ecole, la société

 

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, affirmons que les rapports entre l’enfant, l’Ecole et la société doivent répondre aux principes fondateurs de la République. L’Ecole doit transmettre des valeurs communes, au premier rang desquelles la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Le principe de gratuité reste fondamental. Nous affirmons que l’enfant est au centre du système éducatif.

L’Ecole publique développe l’esprit critique et la curiosité pour former des citoyens qui contribuent à la construction d’une société solidaire, démocratique et respectueuse de l'environnement. Au-delà des savoirs qu’elle transmet, l’Ecole apporte à tous des repères et des moyens pour vivre en société : s’exprimer, analyser, comprendre, construire avec d’autres sur la base des savoirs acquis.

L’élève à l’école, au collège, au lycée, reste avant tout un enfant, un adolescent, un adulte en devenir. Un des objectifs est d’amener l’enfant à découvrir et développer ses potentialités. L’Ecole fournit à chaque élève les outils pour apprendre à apprendre. En même temps, elle l’aide à mieux se connaître et à élargir ses capacités et ses facultés d’adaptation, à être acteur de son développement personnel.

Dans ce cadre collectif d’apprentissage, l’enfant doit être respecté comme individu : dans sa personnalité, dans son histoire personnelle et culturelle, dans ses différences (dont éventuels handicaps, etc.), dans ses rythmes, dans son développement. Le temps d’école, certes important, n’est qu’un des temps de la vie des enfants. Le système éducatif doit, d’une part, tenir compte de l’évolution de l’élève en fonction de son âge et de ses rythmes chronobiologiques et, d’autre part, tenir compte des mutations de la société.

L’Ecole républicaine instruit et contribue à éduquer et à socialiser. Elle permet d’acquérir des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et des outils méthodologiques. Elle favorise aussi la découverte de la vie culturelle, artistique et sportive. L’Ecole assure l’éducation à l’orientation et la découverte du monde du travail et des métiers.
La FCPE considère que l’accès au sport et à la culture doit être, comme la scolarité, gratuit pour tous les élèves (musique, arts plastiques, théâtre…).

Pour ouvrir les élèves au monde, il est primordial de les initier au questionnement afin qu'ils développent leurs capacités de réflexion, qu'ils goûtent tôt à la philosophie, aux langues, aux sciences, à la culture et aux arts, aux approches des sciences économiques et sociales.

L’Ecole amène les élèves à comprendre, à s’approprier et à respecter les règles communes permettant la vie en société ; elle favorise le développement de leur esprit critique afin qu’ils deviennent des citoyens libres et éclairés.

A travers l’éducation donnée à l’Ecole, l’élève découvre des repères communs, un ensemble de connaissances relatives à notre société et au monde qui nous entoure, des valeurs communes. Lieu d’apprentissage collectif, l’Ecole intègre par ailleurs la diversité comme source d’enrichissement mutuel.

Lieu de vie, l’établissement scolaire valorise la curiosité ; il cultive l’envie d’apprendre et donne le goût de l’investissement au service de la collectivité ; il éduque à la citoyenneté et favorise l’apprentissage de la pratique de la démocratie.

La société, en particulier à travers l’Ecole, protège les enfants dans le respect de l’ordonnance de 1945 sur la protection des mineurs. La responsabilité de l’enfant ne peut être engagée au même niveau que celle des adultes.

L’évaluation doit souligner la réussite et non l’échec afin de valoriser la progression, le développement de l’enfant : l’erreur participe aussi à la construction de la réussite. Il importe de « positiver » l’expérience.

 


II. Parents d’élèves, parents fédérés et communauté éducative

 

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, défendons de fortes convictions dans notre volonté d’être des parents d’élèves actifs, dans notre volonté de proposer aux parents de se regrouper au sein de notre fédération, et dans notre conception de la communauté éducative dans laquelle nos enfants effectuent leur parcours scolaire. Nous défendons aussi l’exigence du respect individuel et collectif des parents d’élèves.

La consolidation des liens entre enfants, parents et école apporte un cadre sécurisant et rassurant pour l’enfant dans ses apprentissages. Pour nous, l’accompagnement de la scolarité des enfants par les parents se réalise en partenariat avec les acteurs du système éducatif. Aussi demandons-nous que l’obligation du dialogue avec les parents soit inscrite dans la définition des missions des enseignants et qu’elle soit prise en compte dans leur formation.

Nous, parents d’élèves, faisons partie de la communauté éducative aux côtés de tous les acteurs intervenant dans le cadre scolaire : personnels de l’Education nationale − enseignants ou non enseignants −, personnels et élus des collectivités territoriales. Ensemble, nous participons de la coéducation. A ce titre, chacun intervient auprès des enfants en fonction du contexte dans lequel ces derniers évoluent et de leur niveau de développement.
Faire vivre ce précepte de coéducation suppose que chacun soit conscient de sa place et de celle des autres acteurs de la communauté éducative. Cela implique d’informer les différents membres de cette communauté de leurs droits et devoirs respectifs, de les former à leurs fonctions, ainsi que d’évaluer les pratiques de mise en œuvre.

Le représentant de parents d‘élèves dépasse ses seuls intérêts particuliers immédiats pour prendre en compte les intérêts de tous les enfants. Les parents d’élèves fédérés sont des bénévoles qui apportent au système scolaire un regard de parent citoyen.

La loi d’orientation de 1989 et le décret d’août 2006 reconnaissent et définissent la place des parents d’élèves dans la communauté éducative. Pour nous, c’est une avancée quant à la reconnaissance de notre implication dans le système éducatif, mais nous revendiquons néanmoins un véritable statut du représentant de parent fédéré qui, au-delà du Code de l’éducation, soit inscrit dans le Code du travail et le Code civil et bénéficie de moyens pour assurer ses missions.

Nous réaffirmons la nécessité d’existence des associations de parents d’élèves fédérées à l’échelon national et œuvrant pour une réelle participation des parents d’élèves dans la communauté éducative. Chaque parent d’élève a la possibilité de joindre ces associations au sein de l’établissement fréquenté par ses enfants. Nous proposons l’adhésion à tous les parents. Notre travail d’information et l’expression de nos convictions y contribuent.

Il appartient à notre Fédération d’occuper pleinement sa place. Elle ne doit pas se contenter du rôle que l’institution veut bien lui concéder. La FCPE se veut une force d’information, de formation, de réflexion, de représentation et de propositions. Elle exerce un rôle de médiation. Elle est un interlocuteur privilégié et un acteur de la vie politique locale pour tous les aspects ayant un impact sur la scolarité des enfants (contrats éducatifs locaux, projets de réussite éducative…). La position d’une fédération de parents d’élèves ne doit pas être masquée par des témoignages individuels et contradictoires de parents non fédérés.

Toutes nos actions et propositions sont en accord avec nos valeurs. C’est pourquoi, lorsqu’il le faut, nous savons nous opposer à la vox populi.

 

III. Pour un service public d’éducation ambitieux et des politiques publiques renforçant la cohésion sociale

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, sommes porteurs d’une conception ambitieuse du service public d’Education nationale. Nous revendiquons des politiques publiques fortes capables de renforcer la cohésion et les solidarités sociales. Celles-ci doivent contribuer à ce que le service public d’Education assure ses missions et son rôle d’ascenseur social. De la maternelle jusqu’à l’obtention des diplômes, l’Ecole est un investissement pour l’avenir.

Une société qui croit en l’avenir se doit d’être ambitieuse pour son Ecole et susciter un élan novateur pour la formation de citoyens responsables et acteurs dans une société solidaire et humaniste. L’Ecole publique, gratuite et laïque doit être une des premières préoccupations de la Nation. Celle-ci a la charge d’assurer une éducation de qualité pour tous les enfants présents sur le territoire national dès l’âge de deux ans à la demande des parents, et au-delà de 16 ans dans la mesure où le jeune le souhaite.

Les politiques de l’Education nationale garantissent l’égalité d’accès au savoir et à une offre de formation de qualité sur l’ensemble du territoire pour tous les enfants et les jeunes, quels que soient leurs origines, leur culture, leur vécu et leur environnement. Ils ont un égal droit à la formation et accès à tous les examens. Les programmes et les diplômes doivent être nationaux.

Nous réaffirmons que les financements publics doivent être uniquement destinés aux établissements publics pour financer un service public d’éducation de qualité. L’information sur l’orientation doit rester du domaine public. Nous refusons la marchandisation, ainsi que l’externalisation de la prise en charge des difficultés scolaires. Les élèves en « décrochage » doivent pouvoir réintégrer le système scolaire à tout moment. L’école doit être son propre recours.

L’Etat finance l’Education nationale. Il fixe les objectifs précis des politiques éducatives. Il reste le garant de l’harmonisation et de l’égalité sur l’ensemble du territoire. L'égalité de traitement scolaire est partout assurée grâce à l'instauration d'une péréquation pour le financement du service public d'Education nationale.

L’Etat et les collectivités locales définissent, en concertation et en cohérence, dans le seul intérêt des usagers, les prestations et actions qui, dans le cadre de leurs compétences et du service public de l’Education nationale, répondent aux besoins et/ou contribuent à l’épanouissement de l’élève : restauration, conditions d’accueil dans les établissements, voyages et classes transplantées, accès à la culture, activités périscolaires…

Les politiques éducatives auront d’autant plus d’efficacité sur le plan de la mixité sociale et de la lutte contre les inégalités qu’elles trouveront un écho dans les autres politiques publiques.


Nos trois engagements collectifs

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à agir en faveur d’un service public d’Education fondé sur les valeurs de liberté, égalité, fraternité et laïcité ; pour une Ecole qui respecte l’enfant dans sa globalité et forme des citoyens libres et éclairés pour une société toujours plus juste et solidaire.

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à exercer notre vigilance, notre droit d’alerte, et à être toujours plus une force de proposition et de rassemblement au service de la réussite de tous.

Nous, parents d’élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à respecter et à promouvoir les valeurs et principes développés dans cette déclaration solennelle.

Par Secrétaire Fcpe Centre/Casanova
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 21:26

La FCPE est la première fédération de parents d'élèves.

Elle est présente dans la plupart des établissements où elle participe à la vie scolaire pour défendre l'intérêt des enfants et représenter les parents. La FCPE est une force de proposition et d'action.

 

La FCPE compte aujourd'hui :

  • 300 000 adhérents,
  • 65 000 parents d'élèves élus aux conseils d'école et aux conseils d'administration,
  • 10 000 conseils locaux
  • 100 associations départementales et extra-métropolitaines et des représentants dans les établissements français à l'étranger.

Fondée en 1947, la Fédération des conseils de parents d'élèves est reconnue d'utilité publique dès 1951 et agréée mouvement d'éducation populaire en 1982.


Au total, 1 600 000 familles ont voté pour la FCPE aux dernières élections.

Par Secrétaire Fcpe Centre/Casanova
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 21:23

Les 14 et 15 octobre 2011, soyez nombreux à voter pour vos représentants dans les conseils d'école des écoles maternelles et élémentaires.

Par Secrétaire Fcpe Centre/Casanova
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 19:52

Evaluations en juin en CE1, CM2, 5è : attention « orientation précoce » ! 

 
La FCPE n’est pas dupe de la dernière proposition du ministre.
 Elle refuse des évaluations nationales en fin d’année qui ne pourraient conduire qu’à orienter précocement les élèves et réfère une évaluation en début d’année qui permette la mise en place par l’enseignant d’une pédagogie adaptée aux élèves nécessaire à la réussite du plus grand nombre.

La fédération demande au ministre d’organiser des évaluations qui servent aux élèves et aux enseignants. Elles doivent avoir lieu en septembre, c’est-à-dire en début d’année de chaque cycle ou en début de dernière année du cycle. Et doivent être expliquées aux parents.

La FCPE ne s’oppose pas à une évaluation du système qui, elle, peut se faire par sondage (c’est-à-dire sur un échantillon représentatif de la population scolaire) et qui permettrait par ailleurs d’économiser quelque 20 millions d’euros qui équivalent à 600 postes pour l'Education nationale.


Par Secrétaire Fcpe Centre/Casanova
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